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Arrêts maladie : les évolutions récentes et leurs impacts pour les employeurs.

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La lutte contre l’augmentation des dépenses liées aux arrêts de travail demeure une priorité des pouvoirs publics. Après plusieurs réformes engagées en 2025, de nouvelles mesures entrent en vigueur en 2026 afin de renforcer le contrôle des arrêts maladie et de limiter leur coût pour l’Assurance maladie.
Si ces évolutions concernent directement les salariés, elles ont également des conséquences concrètes pour les employeurs en matière de gestion des absences, de maintien de salaire et de prévoyance.

I – Des indemnités journalières moins élevées pour certains salariés.

Depuis le 1er avril 2025, le plafond de rémunération pris en compte pour le calcul des indemnités journalières de sécurité sociale a été abaissé. Désormais, les IJSS sont calculées sur la base d’un salaire limité à 1,4 fois le SMIC, contre 1,8 fois le SMIC auparavant.
Cette mesure concerne principalement les salariés dont la rémunération dépasse ce seuil. Pour eux, le montant versé par la Sécurité sociale en cas d’arrêt de travail peut être inférieur à celui qui aurait été perçu avant la réforme.
Pour les entreprises soumises à une obligation de maintien de salaire, cette évolution n’est pas neutre. Lorsque les indemnités journalières diminuent, la part restant à la charge de l’employeur ou du régime de prévoyance peut mécaniquement augmenter. Certaines entreprises pourraient ainsi constater une hausse du coût de leurs garanties de prévoyance lors des prochains renouvellements de contrat.

II – Des arrêts de travail davantage sécurisés.

La lutte contre la fraude constitue un autre axe majeur des réformes récentes.
Depuis septembre 2025, lorsqu’un arrêt de travail ne peut pas être transmis par voie dématérialisée, le professionnel de santé doit obligatoirement utiliser un nouveau formulaire papier sécurisé. Ce document comporte plusieurs dispositifs destinés à limiter les falsifications et les faux arrêts de travail.
Les employeurs doivent s’assurer de la réception et de la conformité formelle des arrêts de travail transmis (délais, lisibilité, complétude), sans pour autant pouvoir apprécier leur bien-fondé médical, qui relève exclusivement de l’Assurance maladie. En cas de doute, ils peuvent recourir à une contre-visite médicale.
L’objectif est de renforcer la fiabilité des prescriptions et de sécuriser les échanges entre les professionnels de santé, les organismes sociaux et les employeurs.

III – Une limitation de la durée des prescriptions à compter du 1er septembre 2026.

À partir du 1er septembre 2026, de nouvelles règles encadreront la durée des arrêts de travail prescrits par les professionnels de santé.
Sauf exceptions prévues par les textes, la durée maximale d’un arrêt initial devrait être fixée, sous réserve des textes d’application, autour de 31 jours. Les prolongations pourront quant à elles être prescrites pour une durée maximale de 62 jours.
Cette mesure ne remet pas en cause la possibilité pour un salarié d’être arrêté plusieurs mois lorsque son état de santé le justifie. En revanche, elle impose un suivi médical plus régulier grâce à des renouvellements plus fréquents.
Le Gouvernement souhaite ainsi favoriser un meilleur contrôle des arrêts de longue durée tout en maintenant l’accès aux droits des assurés.

IV – Une gestion des absences à surveiller de près.

Dans ce contexte réglementaire en évolution, les employeurs ont tout intérêt à suivre attentivement l’impact financier des arrêts maladie au sein de leur entreprise.
L’articulation entre les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, les obligations de maintien de salaire et les garanties de prévoyance mérite une attention particulière. Les réformes récentes peuvent en effet modifier l’équilibre financier de certains dispositifs, notamment dans les entreprises employant des salariés dont la rémunération dépasse le plafond retenu pour le calcul des IJSS.
Au-delà de l’aspect financier, les nouvelles règles traduisent également une volonté de renforcer le contrôle et le suivi des arrêts de travail. Les employeurs doivent donc rester vigilants et s’assurer de la bonne application des procédures afin de sécuriser la gestion de leurs ressources humaines. 

 

Les évolutions engagées depuis 2025 se poursuivent en 2026 avec un double objectif : maîtriser les dépenses d’indemnisation et renforcer le contrôle des arrêts de travail.
La réduction de l’assiette de calcul des IJSS, combinée au renforcement des dispositifs de sécurisation et à l’encadrement des durées de prescription, modifie progressivement l’équilibre du système.
Pour les entreprises, ces changements se traduisent par des impacts financiers et organisationnels bien réels. Anticiper ces effets, ajuster les pratiques de gestion des absences et sécuriser les dispositifs de maintien de salaire et de prévoyance devient indispensable.
Un suivi régulier permet non seulement de maîtriser les coûts, mais aussi de garantir la conformité des pratiques en paie.

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